Le coût des études supérieures ne cesse d’augmenter. Frais de scolarité, logement, transport, séjours à l’étranger, matériel informatique ou encore dépenses quotidiennes peuvent rapidement représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Pour de nombreux parents, anticiper le financement des études des enfants constitue aujourd’hui un objectif patrimonial majeur. Plus l’épargne est constituée tôt, plus il est possible de profiter de l’effet du temps et de limiter l’effort financier futur.
Quels sont les meilleurs placements pour préparer les études de ses enfants ? Comment choisir entre sécurité, rendement et disponibilité des fonds ? Voici les solutions les plus adaptées selon votre horizon d’investissement et votre profil.

Pourquoi anticiper le financement des études ?
Préparer les études d’un enfant est un projet de long terme qui mérite une stratégie adaptée.
Selon le cursus choisi, le coût total peut varier considérablement :
- Université publique : quelques centaines à quelques milliers d’euros par an ;
- Écoles de commerce ou d’ingénieurs : plusieurs milliers d’euros par an ;
- Études à l’étranger : parfois plusieurs dizaines de milliers d’euros ;
- Logement étudiant : entre 400 € et plus de 1 500 € par mois selon les villes.
Sur une période de cinq années d’études, le budget global peut facilement dépasser 50 000 € à 100 000 €.
L’avantage d’une préparation anticipée est simple : laisser le temps aux intérêts composés de travailler.
Combien faut-il épargner pour financer les études ?
Prenons un exemple simple.
Un couple souhaite constituer un capital de 50 000 € pour les études de son enfant âgé de 3 ans.
Avec un rendement moyen de 4 % par an :
- sur 15 ans, l’effort d’épargne mensuel nécessaire est d’environ 200 € ;
- sur 10 ans, il passe à près de 340 € ;
- sur 5 ans, il dépasse 750 €.
Ce simple exemple montre l’importance de commencer tôt.
L’assurance-vie : la solution la plus polyvalente
L’assurance-vie demeure souvent le placement privilégié pour préparer les études des enfants.
Une grande souplesse
Les parents restent propriétaires des sommes investies et peuvent récupérer les fonds à tout moment.
L’épargne peut être utilisée pour :
- financer les frais de scolarité ;
- aider au logement étudiant ;
- financer une année à l’étranger ;
- accompagner le premier projet professionnel.
Une fiscalité avantageuse
Après huit ans de détention, l’assurance-vie bénéficie d’un cadre fiscal particulièrement attractif.
Les gains peuvent être retirés dans des conditions favorables tout en conservant une grande liberté de gestion.
Une gestion adaptable à l’horizon
Lorsque l’enfant est jeune, il est possible d’investir davantage sur des supports dynamiques :
- actions ;
- fonds diversifiés ;
- ETF ;
- unités de compte.
À l’approche des études, l’épargne peut progressivement être sécurisée sur des supports moins volatils.
Les ETF : une solution performante sur le long terme
Pour les parents disposant d’un horizon supérieur à dix ans, les ETF constituent une option particulièrement intéressante.
Qu’est-ce qu’un ETF ?
Un ETF (Exchange Traded Fund) est un fonds indiciel qui reproduit la performance d’un marché financier.
Par exemple :
- indices mondiaux ;
- marchés européens ;
- marchés américains ;
- secteurs spécifiques.
Pourquoi les ETF sont adaptés aux études des enfants ?
Sur des périodes longues, les marchés actions ont historiquement offert des rendements supérieurs à ceux des placements garantis.
L’investissement progressif via des versements réguliers permet également :
- de lisser les points d’entrée ;
- de réduire l’impact des fluctuations de marché ;
- de profiter de la croissance économique mondiale.
Attention au risque
Les ETF restent des placements exposés aux marchés financiers.
Ils conviennent davantage lorsque l’horizon d’investissement est suffisamment long pour absorber les éventuelles périodes de baisse.
Le Plan d’Épargne en Actions (PEA)
Le PEA peut également constituer un excellent outil de préparation.
Un cadre fiscal attractif
Après cinq ans de détention, les gains bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu (hors prélèvements sociaux).
Une stratégie de long terme
Le PEA permet d’investir dans :
- des actions européennes ;
- des ETF ;
- certains fonds d’investissement.
Il s’adresse principalement aux parents qui disposent déjà d’une épargne de précaution suffisante et recherchent davantage de performance.
Les livrets réglementés pour la sécurité
Tous les projets d’études nécessitent une part de sécurité.
Le Livret A
Le Livret A présente plusieurs avantages :
- capital garanti ;
- disponibilité immédiate ;
- exonération fiscale.
Il peut être utilisé pour constituer une réserve de sécurité destinée aux dépenses imprévues liées aux études.
Le LDDS
Le Livret de Développement Durable et Solidaire offre des caractéristiques proches du Livret A.
Ces supports restent néanmoins limités par leur rendement généralement inférieur à celui des placements de long terme.
Ouvrir une assurance-vie au nom de l’enfant
Une autre stratégie consiste à ouvrir directement une assurance-vie au nom de l’enfant.
Les avantages
Cette solution permet :
- de réaliser des donations progressives ;
- d’initier une transmission patrimoniale ;
- de constituer un capital dédié à son avenir.
Les points de vigilance
Les sommes appartiennent juridiquement à l’enfant.
Les retraits nécessitent donc de respecter certaines règles liées à l’administration légale des biens du mineur.
Avant toute mise en place, un accompagnement par un professionnel du patrimoine peut être pertinent.
L’investissement immobilier pour préparer l’avenir
Certaines familles choisissent d’investir dans l’immobilier afin d’anticiper les besoins futurs de leurs enfants.
Acheter un studio étudiant
L’acquisition d’un logement étudiant peut permettre :
- de générer des revenus locatifs ;
- de loger l’enfant pendant ses études ;
- de conserver un actif patrimonial à long terme.
Les contraintes à prendre en compte
L’immobilier implique :
- un apport souvent important ;
- des frais d’acquisition ;
- une gestion locative ;
- un risque de vacance ou d’impayés.
Il ne constitue donc pas toujours la solution la plus flexible.
Faut-il privilégier la sécurité ou la performance ?
La réponse dépend essentiellement du temps restant avant l’entrée dans l’enseignement supérieur.
Plus de 10 ans avant les études
Une allocation plus dynamique peut être envisagée :
- ETF ;
- actions ;
- fonds diversifiés.
Entre 5 et 10 ans
Une stratégie équilibrée devient généralement pertinente :
- diversification entre supports dynamiques et sécurisés ;
- réduction progressive du risque.
Moins de 5 ans
La priorité devient souvent la préservation du capital :
- fonds en euros ;
- livrets ;
- supports obligataires prudents.
Mettre en place une épargne programmée
La meilleure stratégie est souvent la plus simple.
Programmer un versement automatique chaque mois permet :
- d’épargner sans y penser ;
- d’éviter les décisions émotionnelles ;
- de lisser les investissements dans le temps ;
- de construire progressivement un capital significatif.
Même des montants modestes peuvent produire des résultats importants lorsqu’ils sont investis régulièrement pendant plusieurs années.
L’accompagnement d’un conseiller en gestion de patrimoine
Chaque situation familiale est différente.
L’âge des enfants, le niveau de revenus, le patrimoine existant, les projets de transmission ou encore la tolérance au risque influencent le choix des placements.
Un conseiller en gestion de patrimoine peut aider à :
- définir un objectif de capital ;
- sélectionner les supports adaptés ;
- optimiser la fiscalité ;
- ajuster la stratégie au fil du temps.
FAQ : financer les études de ses enfants
Quel est le meilleur placement pour financer les études de ses enfants ?
L’assurance-vie est souvent l’un des placements les plus adaptés, car elle permet de combiner souplesse, fiscalité avantageuse après huit ans et large choix de supports d’investissement.
À quel âge faut-il commencer à épargner pour les études d’un enfant ?
Le plus tôt possible. Commencer dès la naissance ou pendant les premières années de l’enfant permet de réduire l’effort d’épargne mensuel et de bénéficier davantage des intérêts composés.
Combien faut-il prévoir pour financer des études supérieures ?
Le budget dépend du cursus, de la ville, du logement et d’éventuels séjours à l’étranger. Sur plusieurs années, le coût total peut facilement atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Peut-on utiliser un Livret A pour préparer les études ?
Oui, le Livret A peut servir à sécuriser une partie de l’épargne grâce à son capital garanti et sa disponibilité immédiate. En revanche, son rendement est généralement limité pour un projet de long terme.
Les ETF sont-ils adaptés pour financer les études des enfants ?
Les ETF peuvent être pertinents lorsque l’horizon de placement est long, par exemple plus de dix ans. Ils offrent un potentiel de performance intéressant, mais comportent un risque de perte en capital.
Faut-il ouvrir une assurance-vie au nom de l’enfant ou des parents ?
Les deux options sont possibles. Une assurance-vie au nom des parents offre davantage de souplesse. Une assurance-vie au nom de l’enfant permet de constituer un capital dédié, mais les sommes appartiennent juridiquement à l’enfant.
Un conseiller en gestion de patrimoine peut-il aider à préparer ce projet ?
Oui. Un conseiller peut aider à définir un objectif d’épargne, choisir les placements adaptés, organiser les versements et ajuster progressivement la stratégie à l’approche des études.