Participant actif au Championnat des Experts du Patrimoine et à la tête d’Iridium Patrimoine depuis 2021, Mehdi Boufares a construit son parcours selon une trajectoire peu commune. Après dix-sept années passées dans l’industrie automobile, il a choisi de mettre sa passion pour les mathématiques, l’analyse et les marchés financiers au service de l’accompagnement patrimonial. Formé auprès de Juriscampus en tant que Conseiller en Gestion de Patrimoine et Expert en optimisation et transmission du patrimoine, il défend aujourd’hui une approche fondée sur la proximité, la pédagogie et des convictions d’investissement assumées.

Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer votre parcours dans l’univers de la gestion de patrimoine ou de l’investissement ?
Je suis Mehdi BOUFARES, fondateur du cabinet Iridium Patrimoine, situé à Moyeuvre-Grande en Moselle. Mon parcours est le fruit d’une transition réfléchie : après 17 ans dans l’industrie automobile, où j’ai appris la rigueur et l’exigence opérationnelle, j’ai souhaité mettre mon appétence pour les mathématiques et les marchés financiers au service des autres. En parallèle de mon activité salariée, j’ai validé mes diplômes de Conseiller en Gestion de Patrimoine et d’Expert en optimisation et transmission du patrimoine auprès de Juriscampus. Cette formation exigeante m’a permis de créer mon cabinet en 2021. Ma vision est simple : la gestion de patrimoine ne doit jamais être une approche standardisée. Mon rôle est de bâtir une relation durable fondée sur la confiance, la franchise et une dose indispensable de bonne humeur.
Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre le Championnat des Experts du Patrimoine et qu’appréciez-vous dans cette expérience ?
J’ai trouvé le format intéressant, notamment parce qu’il s’inscrit sur une durée plus longue que les concours habituels, même s’ils ne reflètent pas toujours une stratégie qui doit durer sur le temps. C’est pour moi une excellente occasion de confronter mes convictions à celles de mes pairs dans un cadre compétitif où l’on peut aussi puiser de nouvelles idées. Au-delà de ma veille quotidienne des marchés – indispensable à l’exercice de mon métier -, ce championnat représente un défi intellectuel stimulant, qui permet de mettre à l’épreuve ses propres choix de gestion dans un environnement où tout le monde part sur la même ligne de départ.
Comment décririez-vous votre philosophie d’investissement et en quoi se reflète-t-elle dans votre portefeuille du championnat ?
Ma philosophie est simple : la valeur se construit sur le temps long. Je ne cherche pas le mouvement pour le mouvement, ni à courir après la volatilité. Je privilégie une approche basée sur des fondamentaux solides. Mon portefeuille en est la preuve directe : j’ai sélectionné des entreprises leaders et je n’y ai pas retouché depuis le début. J’aime concevoir mes investissements de telle sorte que je pourrais ne pas les consulter pendant 10 ans sans aucune inquiétude. Pour moi, une stratégie pertinente ne demande pas une intervention quotidienne, mais une conviction forte dès le départ. C’est cette discipline que je mets en œuvre pour mes clients et qui se reflète logiquement dans ma gestion ici.
Quel a été jusqu’à présent votre plus grand succès ou votre principal enseignement depuis le début de la compétition ?
Mon principal enseignement est que la conviction doit être plus forte que la volatilité. Si vous regardez la courbe de mon portefeuille, il y a eu une période initiale difficile où je suis descendu jusqu’à -17 %. Beaucoup auraient été tentés de tout couper par peur ou par impatience à ce moment-là. Mon « succès », c’est d’avoir gardé le cap malgré ce creux. Le fait d’être resté investi sans céder à la panique m’a permis de remonter la pente et d’atteindre une pointe à +17 %, dépassant ainsi la moyenne générale. Cela confirme ce que je dis à mes clients : la volatilité n’est pas un risque si vous avez sélectionné des actifs solides et que vous avez la patience de laisser le temps travailler. Dans un contexte actuel où les marchés sont globalement bien valorisés, le plus dur n’est pas d’investir, c’est de tenir bon quand les marchés vous donnent tort à court terme.
Quels sont vos objectifs pour la suite du championnat et quel message souhaitez-vous adresser aux investisseurs qui suivent cette aventure ?
Pour la suite, mon objectif est simple : rester fidèle à ma ligne de conduite. Je ne cherche pas à courir après le classement par des arbitrages frénétiques. La compétition est un exercice, mais ma méthode reste la même, quel que soit le résultat final. Mon message aux investisseurs est le suivant : ne vous laissez pas griser par l’agitation. La vraie expertise ne consiste pas à prédire le prochain mouvement, mais à construire un portefeuille robuste, capable de traverser les cycles sans que vous ayez besoin de le surveiller en permanence. Soyez patients, soyez disciplinés, et ne confondez jamais le « bruit » des marchés avec une stratégie patrimoniale réfléchie.