Croissance américaine : un modèle difficilement transposable à l’Europe
Dans son Flash Économie du 5 novembre 2026 publié par Ossiam, Patrick Artus analyse les deux principaux moteurs de la croissance américaine : les investissements dans l’intelligence artificielle et la propriété intellectuelle, ainsi que la consommation des ménages les plus aisés.
Selon l’économiste, l’Europe ne dispose pas des mêmes ressorts pour reproduire cette dynamique. Son effort d’innovation reste moins important, avec un secteur technologique moins développé et un financement des entreprises innovantes plus limité. Il souligne notamment le rôle du capital-risque et des fonds de pension aux États-Unis.
Le second obstacle concerne les inégalités. La progression du patrimoine financier et une répartition de la valeur ajoutée plus favorable aux profits soutiennent la consommation des Américains les plus fortunés. Un tel niveau de concentration des revenus et du patrimoine ne serait pas socialement acceptable en Europe, estime Patrick Artus.
L’analyse met ainsi en évidence les différences structurelles entre les deux économies : le dynamisme américain repose sur un ensemble de mécanismes technologiques, financiers et sociaux que l’Europe pourrait difficilement reproduire à l’identique.