Depuis le lancement du Championnat des Experts du Patrimoine, de nombreux professionnels mettent leurs convictions d’investissement à l’épreuve des marchés. Parmi eux, Elie Di Paolo, fondateur de Di Patrimonio Conseils, défend une approche globale de la gestion de patrimoine où l’investissement n’est qu’un outil au service des projets de vie. Entre discipline, pédagogie et vision de long terme, il revient sur son parcours, sa philosophie d’investissement et les enseignements qu’il tire de cette compétition qui rassemble les experts du patrimoine autour d’un même défi : transformer leurs convictions en performances.

Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer votre parcours dans l’univers de la gestion de patrimoine ou de l’investissement ?
Je m’appelle Elie Di Paolo et je suis le fondateur de Di Patrimonio Conseils, un cabinet indépendant de gestion de patrimoine que j’ai créé avec une conviction simple : La gestion de patrimoine ne se résume pas à de simples investissements financiers, c’est un ensemble d’actions pour construire, développer et organiser un patrimoine afin de réaliser des projets de vie et atteindre des objectifs.
Ce qui me passionne dans ce métier, c’est la relation humaine et la diversité des situations que je rencontre.
Chaque client a son histoire, ses ambitions, ses contraintes et ses interrogations.
Mon rôle est d’aider mes clients à réaliser leurs projets et à atteindre leurs objectifs grâce à une stratégie claire, cohérente et durable.
Les marchés financiers occupent une place importante dans mon activité mais je ne les considère jamais comme une fin en soi.
Ils sont un outil au service de projets et d’objectifs beaucoup plus larges : protéger sa famille, préparer l’avenir de ses enfants et sa retraite, accompagner le développement d’une entreprise, donner du sens à son épargne et ses investissements, transmettre un patrimoine ou tout autre type de projets.
Cela fait maintenant plus de 8 ans que je fais ce métier et, au fil des années, j’ai développé une approche qui mêle expertise technique, écoute et pédagogie.
Aujourd’hui, je suis convaincu que la confiance se construit davantage par l’explication que par la promesse.
Chez Di Patrimonio Conseils, je ne propose pas de solutions standardisées.
Mon approche est globale : Juridique, économique, financière et fiscale.
Elle repose sur l’écoute, l’analyse approfondie et la création d’une stratégie avec des solutions sur mesure.
Je travaille en architecture ouverte afin de permettre à mes clients d’accéder aux meilleures solutions du marché : des solutions hautes de gamme avec des frais moins élevés et un meilleur potentiel de rendement.
J’adapte mon mode de rémunération aux souhaits de mes clients :
Je privilégie les honoraires afin de diminuer le risque de conflit d’intérêt mais, lorsque mes clients le souhaitent, je peux également adapter mon mode de rémunération afin de répondre au mieux à leurs attentes.
Je suis convaincu que tout le monde devrait avoir accès aux services et aux compétences d’un expert mais aussi aux outils que ce dernier utilise.
En parallèle de mon activité de conseiller en gestion de patrimoine, j’ai donc développé, avec un confrère, une plateforme de gestion de patrimoine destinée à rendre la gestion de patrimoine accessible à tous.
Cette plateforme s’appelle LIBA et elle permet d’accéder à une suite d’outils avancés, des simulateurs, un agent IA mais aussi une formation et des séances de coaching avec des experts.
Le prix de ces solutions permet de rendre la gestion de patrimoine vraiment accessible même pour ceux qui n’y ont habituellement pas accès. Jugez par vous-même en recherchant « Liba finance » sur Google ou tout simplement en vous rendant sur le lien de notre site internet qui permet d’accéder gratuitement à la plateforme : https://liba-finance.fr
Vos retours sont précieux.
Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre le Championnat des Experts du Patrimoine et qu’appréciez-vous dans cette expérience ?
J’aime la compétition et les environnements où les convictions sont mises à l’épreuve des faits.
Le Championnat des Experts du Patrimoine est précisément cela : une compétition où les décisions ne peuvent pas être maquillées par un beau discours.
J’y vois donc l’opportunité de confronter mes stratégies d’allocation à celles d’autres professionnels, de sortir du quotidien du cabinet et de continuer à apprendre car dans notre métier, la remise en question est une qualité indispensable.
Ce que j’apprécie le plus, c’est la richesse des approches représentées.
Chacun investit avec sa propre lecture des marchés et il est toujours intéressant de comprendre pourquoi certains font des choix différents des nôtres.
Aujourd’hui, le championnat des experts du patrimoine est à mes yeux une expérience très enrichissante mais elle ne permet pas de sélectionner tous les fonds disponibles sur le marché. À l’avenir, j’aimerais que le championnat donne accès à un éventail plus large de supports (ETF, SCPI, Private equity, Private debt etc) afin que l’on puisse mettre en concurrence les acteurs sur une stratégie d’allocation complète qui prend en compte toutes les possibilités offertes par les marchés.
Comment décririez-vous votre philosophie d’investissement et en quoi se reflète-t-elle dans votre portefeuille du championnat ?
Je ne crois pas aux recettes miracles ni aux paris spectaculaires.
Je crois en revanche à la discipline, à la patience et à la qualité des entreprises dans lesquelles on investit. Ma philosophie consiste à privilégier les sociétés capables de créer durablement de la valeur, avec des modèles économiques solides et des équipes dirigeantes crédibles.
Je préfère manquer une hausse spéculative que prendre un risque que je ne maîtrise pas.
Mon portefeuille reflète naturellement cette manière de penser. Chaque position est une conviction assumée, construite autour d’une analyse fondamentale et d’une vision de long terme. Je cherche davantage la régularité que le coup d’éclat.
Après tout, c’est aussi ainsi que j’accompagne mes clients au quotidien.
Les stratégies d’investissement que j’élabore reposent d’ailleurs sur une méthodologie bien précise :
- Identifier le profil investisseur de mes clients (projets, objectifs, appétence aux risques, expériences, connaissances et préférences en matière d’investissements responsables)
- Analyser la macroéconomie
- Analyser la valorisation
- Choisir et diversifier les supports par classes d’actifs, par secteur, par zone géographique, par gérant etc.
- Choisir les enveloppes
Et enfin mettre en place et suivre la stratégie sur le long terme car, selon moi, une allocation ne doit pas être statique mais dynamique !
Quels sont vos objectifs pour la suite du championnat et quel message souhaitez-vous adresser aux investisseurs qui suivent cette aventure ?
Mon objectif est naturellement de terminer le plus haut possible mais pas au prix d’une prise de risque excessive même si les fonds de ce championnat sont fictifs.
Je préfère rester fidèle à ma méthode et être en haut du classement plutôt que de modifier ma stratégie en prenant des risques démesurés qui pourraient m’amener, à l’inverse, tout en bas du classement.
Au-delà de la compétition, j’espère montrer qu’une bonne stratégie d’investissement repose avant tout sur la méthode, la cohérence, la rigueur et une vision de long terme.
Si je devais adresser un message aux investisseurs, ce serait celui-ci : N’investissez jamais « comme tout le monde ».
Investissez parce que vous comprenez ce que vous achetez, parce que cela correspond à vos objectifs et parce que vous êtes capables de conserver le cap lorsque les marchés deviennent plus agités.
Les meilleures décisions patrimoniales sont souvent les plus réfléchies, rarement les plus bruyantes. Au-delà des investissements, la gestion de patrimoine ne consiste pas à prédire l’avenir. Elle consiste à construire une stratégie suffisamment solide pour réussir à atteindre ses objectifs, quoi qu’il arrive.
Quel a été jusqu’à présent votre plus grand succès ou votre principal enseignement depuis le début de la compétition ?
Le championnat ne dure qu’un an mais, en réalité, les positions et les stratégies qu’on élabore ont des horizons d’investissement qui sont souvent bien plus longue. Être performant sur une année est bien plus compliqué que d’être performant sur la durée.
Cette compétition rappelle d’ailleurs une réalité que tous les investisseurs devraient garder à l’esprit : Avoir raison trop tôt peut parfois produire le même résultat qu’avoir tort.
Les marchés sont capables de surprendre même les analyses les plus solides.
Cela oblige à rester humble, à accepter de remettre en question certaines convictions et à ne jamais laisser l’émotion prendre le dessus.
Plus que les performances à court terme, je retiens surtout la qualité du processus de décision.
C’est lui qui fait la différence sur la durée.