Sociétés d’Exercice Libéral

Créées par la loi du 31 décembre 1990, les Sociétés d’Exercice Libéral (SEL) permettent aux professions libérales réglementées d’exercer leur activité dans le cadre d’une société de capitaux, tout en respectant les règles déontologiques propres à chaque profession. Un outil souple et sécurisé, à mi-chemin entre le monde des sociétés commerciales et celui des professions réglementées.

Une alternative moderne aux structures traditionnelles

Jusqu’à la fin du XXe siècle, les professions libérales réglementées (avocats, médecins, architectes, experts-comptables, etc.) ne pouvaient exercer en société qu’au travers de structures de type Société Civile Professionnelle (SCP), caractérisées par une forte solidarité entre associés.

La loi du 31 décembre 1990 a profondément modernisé ce cadre en créant les SEL, calquées sur les formes commerciales classiques (SARL, SAS, SA, SCA), mais strictement réservées à l’exercice de professions libérales. Ces structures permettent une plus grande liberté de fonctionnement, une responsabilité limitée, et une meilleure adaptation aux enjeux de croissance, d’association ou de transmission.

Plusieurs formes possibles

La SEL peut adopter l’une des formes suivantes, selon les besoins et la stratégie des associés :

  • SELARL (à responsabilité limitée), proche de la SARL,
  • SELAS, inspirée de la SAS, souvent choisie pour sa souplesse,
  • SELAFA, équivalent à la société anonyme,
  • SELCA, forme plus rare, équivalente à la société en commandite par actions.

Toutes ces formes offrent une personnalité morale à la structure, une séparation entre le patrimoine de la société et celui des associés, ainsi qu’un accès à l’impôt sur les sociétés.

Un exercice encadré par la déontologie

Le cœur du dispositif SEL réside dans le respect des règles professionnelles. Les associés exerçants doivent tous être titulaires de la profession concernée. Les règles déontologiques de la profession s’appliquent à la société elle-même, et les dirigeants doivent être eux aussi des membres de la profession.

Les ordres professionnels et autorités de tutelle (Ordre des médecins, Conseil national des barreaux, etc.) veillent au respect de ces règles et doivent valider la constitution des SEL dans certains cas.

Des avantages patrimoniaux et fiscaux

La SEL offre plusieurs avantages concrets pour les professionnels libéraux :

  • Responsabilité limitée des associés sur le plan financier (hors fautes professionnelles),
  • Optimisation de la rémunération, avec un équilibre possible entre salaires et dividendes,
  • Fiscalité allégée, grâce à l’impôt sur les sociétés (IS) et à la possibilité de piloter les flux financiers,
  • Facilité de transmission ou d’entrée de nouveaux associés via la cession de parts ou d’actions.

Elle permet également d’envisager l’entrée au capital d’investisseurs extérieurs ou de collaborateurs non-exerçants, sous conditions, ce qui favorise la croissance de la structure.

Un outil stratégique pour l’avenir

Aujourd’hui, la SEL s’impose comme la forme juridique de référence pour les professions libérales qui souhaitent structurer leur exercice de manière pérenne, anticiper leur transmission, ou accueillir de nouveaux partenaires. Elle convient aussi bien à des jeunes professionnels qui s’associent qu’à des cabinets plus matures en phase de développement.

Sa souplesse et son alignement avec les exigences des milieux professionnels en font une solution durable, tant sur le plan juridique que patrimonial.

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