
Dans son Flash Économie, Patrick Artus (Ossiam) analyse la montée des endettements publics dans les grandes économies. Selon lui, la dette n’est dangereuse que dans trois cas : lorsqu’elle s’accompagne d’un endettement extérieur croissant (États-Unis, Royaume-Uni), lorsqu’elle évince l’investissement privé en détournant l’épargne vers les titres publics (France, Royaume-Uni, Italie), ou lorsqu’elle provoque une hausse des taux longs au-dessus de la croissance (France, Italie). Ces mécanismes fragilisent l’attractivité des actifs et accroissent le risque de crises de financement. À l’inverse, le Japon échappe à ces dangers, sa dette étant largement domestique et tolérée par des taux bas. La conclusion d’Artus est claire : ce ne sont pas les volumes qui comptent, mais la dynamique et la structure.
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