
Pour Christophe Morel (Groupama AM), les taux longs américains semblent désormais plafonnés. Trois raisons à cela : la montée du risque de défaut sur le crédit des ménages, une dette publique devenue difficilement soutenable au-delà de 2 % de rendement, et une valorisation boursière qui ne supporterait pas durablement un 10 ans à 5 %. L’administration américaine aurait donc amorcé une « répression financière » visant à contenir les taux, via la dérégulation bancaire et la réduction de la duration de la dette. La Fed, sous pression pour accompagner cette stratégie, pourrait bien troquer la stabilité monétaire contre la stabilité budgétaire.
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