Dans un article aussi analytique que piquant, Pierre Pincemaille (Secrétaire général de la Gestion, DNCA Finance) revient sur le spectaculaire revirement des marchés après le « jour de la libération » américain du 2 avril. Ce qui avait démarré comme un choc de volatilité sévère s’est mué en puissant rallye boursier, porté par un apaisement commercial surprise entre Washington et Pékin.
Au cœur du retournement : la trêve douanière scellée à Genève entre les États-Unis et la Chine. Grâce à un abaissement temporaire des droits de douane (de 145 % à 10 %), le scénario stagflationniste s’éloigne, et les analystes – Goldman Sachs en tête – revoient à la hausse les prévisions de croissance pour 2025, des deux côtés du Pacifique.
Mais faut-il se laisser griser ? Les marchés ont déjà retrouvé, voire dépassé leurs niveaux d’avant crise, et les indicateurs techniques (RSI, moyennes mobiles) pointent une situation de surachat. S’ajoute à cela un changement rapide de sentiment chez les investisseurs, désormais moins prudents, voire trop confiants. Une dynamique typique du fameux syndrome FOMO (Fear of Missing Out)… que certains préféreront contrer avec le vieil adage : Sell in May and go away.
Un éclairage nuancé à découvrir dans l’article complet publié par DNCA Investments (23/05/2025), pour mieux comprendre ce printemps boursier aussi séduisant que potentiellement piégeux.
