Alors que les marchés mondiaux ont retrouvé de la hauteur à la mi-juin — avec un MSCI Monde en dollars atteignant un nouveau sommet le 12 juin — l’horizon économique de l’été 2025 reste semé d’embûches. Dans une note publiée récemment, les équipes de Dorval Asset Management livrent leur lecture des tensions actuelles, entre flambée du pétrole, incertitudes géopolitiques et regain potentiel des hostilités commerciales entre les États-Unis et l’Europe.
Premier point de tension : la remontée du prix du pétrole, alimentée par les confrontations au Moyen-Orient. Mais contrairement à ce que l’on pourrait redouter, l’impact sur l’Europe reste contenu. La hausse de l’euro face au dollar amortit mécaniquement l’effet de renchérissement de l’or noir, et le retour progressif de la production saoudienne et des membres de l’OPEP agit comme un stabilisateur. Résultat : le Brent en euro reste inférieur à son niveau de début d’année, limitant l’inquiétude inflationniste côté zone euro.
En parallèle, le spectre de la guerre commerciale entre les États-Unis et l’Europe, pourtant en sourdine depuis le 10 avril, continue de hanter certains secteurs cotés. L’automobile, le luxe, l’industrie ou encore la consommation affichent une nette sous-performance, lestées par l’incertitude sur les futures décisions de l’administration Trump. Une accalmie durable pourrait pourtant libérer leur potentiel de rattrapage.
Enfin, au cœur de l’été, ce sont les statistiques américaines qui pourraient arbitrer l’ambiance : robustesse économique ou signes de ralentissement, tout dépendra des prochaines publications. Si la BCE n’a pour l’heure aucune raison de s’alarmer, les investisseurs, eux, devront garder un œil attentif sur l’évolution des tensions au Moyen-Orient… et sur l’humeur commerciale de la Maison Blanche.