
Dans son analyse, Pierre Pincemaille (DNCA Investments) dresse le portrait d’un secteur du luxe en perte d’éclat, tiraillé entre ralentissement de la demande chinoise, hausse des droits de douane américains et pression sur les marges. Si Hermès résiste (+9 % au T2) quand Gucci trébuche (-25 %), les valorisations redeviennent attractives et les signaux techniques s’améliorent. En toile de fond, la consolidation du secteur se poursuit, avec le rachat de Versace par Prada et les rumeurs autour d’Armani, tandis que de nouveaux acteurs chinois comme Laopou Gold ou Songmont gagnent du terrain. Une légère reprise des importations chinoises de sacs de luxe et la bonne tenue de la bourse de Shanghai laissent entrevoir une embellie, encore fragile, mais porteuse d’espoir. La nouvelle n’est pas passée inaperçue : le 10 juillet, après 13 minutes d’une intense bidding war organisée par une grande maison d’enchères, le sac Hermès original de l’actrice et chanteuse Jane Birkin (qui a donné son nom au modèle) a été adjugé…
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