C’est une page qui se tourne pour les investisseurs en location meublée de tourisme. Longtemps choyés par le fisc, les Loueurs en Meublé Non Professionnels (LMNP) voient leurs avantages s’éroder à vitesse accélérée. Après la réforme du micro-BIC à l’automne 2024, la loi de finances 2025 change la donne en cas de revente.
Depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits au fil des années doivent être réintégrés dans le calcul de la plus-value au moment de la cession. Concrètement, le prix d’acquisition du bien est diminué du montant des amortissements admis en déduction, alourdissant mécaniquement la plus-value imposable.
Résultat : un bien vendu après des années de location meublée peut se retrouver soumis à une imposition effective de 36,2 % (19 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux), sauf exonération pour durée de détention (totale à 22 ans pour l’IR, 30 ans pour les PS).
Pictet AM souligne dans cet article le caractère rétroactif de la mesure, qui s’applique à des biens acquis bien avant son entrée en vigueur. Un vrai casse-tête pour les investisseurs qui misaient sur un différé d’imposition optimisé grâce aux amortissements.