Dans son dernier article, Patrick Artus dresse un constat sévère mais lucide sur les perspectives de la dette publique française. Selon l’économiste, la probabilité que la France parvienne à stabiliser durablement son taux d’endettement est très faible.
Ce pessimisme s’appuie sur plusieurs facteurs structurels : un système éducatif en difficulté, un rejet des réformes essentielles (notamment sur l’âge de la retraite), un sous-investissement chronique dans l’innovation, un faible taux d’emploi et un rejet croissant de l’immigration, pourtant facteur de dynamisme économique.
À cela s’ajoute une impossibilité politique de réduire les dépenses publiques, face à des besoins croissants dans la santé, l’éducation et la transition écologique. Avec une pression fiscale déjà à son maximum, les marges de manœuvre semblent inexistantes.
Patrick Artus en tire une conclusion claire : sans croissance, sans réformes profondes, et sans volonté politique, la réduction du déficit public paraît illusoire. Il faudra, selon lui, une crise ou une tension majeure sur les marchés de la dette pour déclencher un sursaut collectif.
